Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas Christian Ranucci mais Hamida Djandoubi, guillotiné le 10 septembre 1977 à la prison des Baumettes de Marseille, qui est la dernière personne à avoir subi la peine de mort en France.
Depuis la vague d’exécution de 23 personnes du 30 décembre 1997, la Corée du Sud n’a plus mis en application la peine de mort. Ce jour là, les condamnés, 18 hommes, 5 femmes, ont été exécutés sans notification préalable, dans diverses prisons du pays. L’on ignore pourquoi les autorités ont choisi la date du 30 décembre pour procéder à cette vague de pendaisons, alors qu’aucune exécution n’avait eu lieu au cours des deux années précédentes.
Une simple coïncidence ? Mon beau père, français (le mari de ma mère) est né seulement quelques semaines avant la dernière exécution en France. Moi même, je suis née en Corée quelques semaines avant la dernière mise a exécution de la peine de mort dans mon pays. Il y a là matière, a ce questionner sur non seulement les aspects juridiques et aussi les aspects sociétaux de cet état de fait. Nous sommes une génération qui n’a pour ainsi dire jamais connu la peine capitale, mais où pourtant la question reste présente.
Aujourd’hui 10 Septembre 2021 s’ouvre, en France, le procès des auteurs présumés des attentats du 13 Novembre 2015. L’issue du jugement

Avocat à la cour d’appel de Paris (1951-1981), professeur de droit (1965-1981), puis garde des sceaux (1981-1986), Robert Badinter a fait voter l’abolition de la peine de mort en France le 9 octobre 1981. Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, sénateur des Hauts-de-Seine (1995-2011), il a notamment écrit « L’Exécution » (1973, rééd. LGF, 2008), « L’Abolition » (Fayard, 2000) et « Contre la peine de mort » (Fayard, 2006)
